LA CŒLIOSCOPIE

Cette technique opératoire consiste à examiner l’intérieur de l’abdomen et en particulier les organes génitaux (utérus, ovaires, trompes) à l’aide d’un appareil optique et d’une caméra. La visualisation se fait sur un écran relié à la caméra. L’optique est introduit au niveau du nombril par un orifice de 10 à 12 mm. D’autres orifices (de 5 à 10 mm) sont nécessaires pour permettre le passage des instruments (pinces, ciseaux, matériel de coagulation). Pour une bonne visualisation du pelvis, du gaz carbonique est introduit dans l’abdomen.


Indications

La plupart des interventions gynécologiques peuvent être réalisées par cœlioscopie :

  • Kyste de l’ovaire (kystectomie, ovariectomie, annexectomie)
  • Ligature de trompes (section partielle de la trompe, obstruction par anneau ou clip)
  • Adhérences (adhésiolyse)
  • Grossesse extra-utérine (salpingotomie, salpingectomie)
  • Fibrome (myomectomie, hystérectomie)
  • Cancers utérins (selon le stade
  • Endométriose
  • Prolapsus

Dans certains cas (douleurs pelviennes chroniques et inexpliquées, bilan d’infertilité avec épreuve de perméabilité des trompes) la cœlioscopie peut être réalisée à visée diagnostique, associée ou non à un geste opératoire en fonction des constatations per-opératoires.

Modalités

La cœlioscopie se déroule sous anesthésie générale. La patiente est allongée à plat dos, les bras le long du corps, ses jambes sont posées sur des étriers, permettant l’accès à la voie vaginale. L’intervention commence par la mise en place du système permettant d’introduire l’optique au niveau ombilical. Ce trocart va permettre d’insuffler le gaz inerte pour gonfler le ventre, créant ainsi une cavité où le Dr Muet pourra regarder et traiter. Puis les trocarts servant au passage des instruments (en général trois), sont introduits. Dans certaines situations un orifice de trocart peut être agrandi pour pouvoir extraire du ventre la pièce opératoire traitée (kyste, annexe, fibrome, utérus).

Déroulement

Avant de partir au bloc opératoire, votre dossier sera contrôlé par l’équipe soignante. Souvent un médicament vous sera donné pour vous relaxer (prémédication prescrite par l’anesthésiste). Une personne de l’équipe soignante vous accompagnera au bloc où vous retrouverez le Dr François Muet et son aide opératoire.

Avant de commencer l’intervention une perfusion sera posée. Votre dossier est à nouveau vérifié par l’équipe chirurgicale qui vous posera à nouveau des questions sur votre identité et le type de chirurgie prévu, c’est la « check list » mise en place pour améliorer votre sécurité. Vous serez alors installée sur la table opératoire puis prise en charge par l’anesthésiste et son équipe.

L’intervention commencera dès que vous serez endormie. La durée de l’opération pourra varier en fonction du type de chirurgie et des éventuelles difficultés rencontrées.

Après l’intervention vous resterez en salle de réveil, sous surveillance accrue, pendant deux heures. Vous serez ensuite ramenée dans votre chambre par une brancardière. Parfois, si l’intervention est longue ou se termine tard, vous serez admise dans un service de soins intensifs pour une surveillance supplémentaire. La perfusion sera laissée au minimum 24H. Si une sonde urinaire a été posée, celle-ci sera soit enlevée en fin d’intervention, soit dans les 24H. Des antalgiques vous seront administrés par perfusion puis par comprimés dès que l’alimentation a été reprise (en général le lendemain). Afin de prévenir le risque de phlébite, des anticoagulants pourront être prescrits. La durée d’hospitalisation varie entre 2 et 4 jours.

Suites opératoires
L’air insufflé dans le ventre peut être à l’origine de douleurs pouvant irradier à l’épaule, comme des bretelles trop serrées ou en ceinture, comme une ceinture trop serrée. Ces douleurs surviennent dès l’intervention ou dans les 24-48H qui suivent. Des douleurs localisées au niveau des orifices de trocarts peuvent exister. Les antalgiques (paracétamol) sont efficaces, parfois complétés par des anti-inflammatoires. La reprise du transit peut se faire lentement selon le type de chirurgie. Les cicatrices de trocart peuvent avoir été fermées par du fil résorbable ou non. Si ce n’est pas le cas une ordonnance vous sera remise pour les faire enlever par une infirmière le 5è ou le 6è jour. L’arrêt de travail vous sera fourni par le chirurgien au moment de votre sortie. Il est habituellement de 10 à 15 jours.

Signes d'alerte
Tout événement qui vous inquiète doit vous faire contacter votre chirurgien ou votre médecin traitant. De façon classique une fièvre supérieure à 38° à deux reprises , des saignements anormaux, ou des douleurs importantes, des vomissements, des problèmes sur les cicatrices des incisions, doivent vous faire contacter un médecin

Avantages inconvénients et risques

  • une meilleure visibilité du pelvis
  • une diminution des pertes sanguines durant l’intervention
  • une durée d’hospitalisation réduite
  • une diminution des douleurs postopératoires
  • une reprise plus rapide des activités

Inconvénients

  • La voie cœlioscopique ne peut être réalisée pour toutes les interventions car certaines pathologies ne sont pas accessibles par cette voie d’abord.

Risques

  • En cas de difficulté opératoire, votre chirurgien peut être contraint de transformer votre intervention en chirurgie conventionnelle en réalisant une laparotomie (ouverture classique du ventre). Les risques sont essentiellement dépendant de l’ampleur de la chirurgie à effectuer. L’introduction des trocarts peut induire des plaies des intestins, des voies urinaires, voire des gros vaisseaux sanguins. Lorsque ces complications sont identifiées durant l’intervention, elles sont prises en charge. Rarement elles passent inaperçues, et c’est en postopératoire que, devant des problèmes, le diagnostic peut être porté. Plus fréquemment, un hématome sur les points d’insertion des trocarts ou un abcès peuvent exister.


La cœlioscopie ROBOT ASISTEE

Dans certains cas le Dr François MUET peut vous proposer une cœlioscopie avec une assistance robotique à l’aide du système chirurgical Da Vinci. Il opère ainsi avec plus de précision grâce à une vision en trois dimensions et à l’utilisation d’instruments articulés lui apportant ainsi une plus grande dextérité et une liberté de mouvement plus importante.

Dans quelles indications le Dr François Muet utilise-t-il la cœlioscopie robot assistée ?
Pour des interventions complexes et délicates

  • Endométriose étendue
  • Fibrome chez la patiente désirant un enfant
  • Chirurgie réparatrice des trompes dans le cadre d’une infertilité
  • Chirurgie du cancer pelvien


Pour les patients, tout comme la cœlioscopie simple, cette technique leur apportera :

  • Un temps plus court d’hospitalisation
  • Des douleurs postopératoires moins importantes
  • Une diminution des risques infectieux
  • Un retour à la vie normale plus rapide

Comment fonctionne le robot ?

Le système da Vinci est une plate-forme chirurgicale robotisée et sophistiquée qui se compose de deux éléments :

  • une console ergonomique pour le chirurgien
  • Un chariot côté patient, équipé de quatre bras robotisés interactifs, d’un système de vision haute performance et d’instruments articulés.

Comme toute autre intervention chirurgicale, l’utilisation du robot chirurgical da Vinci Si HD® nécessite la présence d’au moins deux professionnels :

  • Le chirurgien qui opère en position assise depuis la console ergonomique, située à quelques pas seulement du patient,
  • l’assistante du chirurgien qui se trouve aux côtés du patient durant l’intervention et aide le chirurgien dans ses opérations.

La console ergonomique du chirurgien

Installé derrière la console ergonomique, le Dr François Muet dispose d’une vision en trois dimensions (3D) du champ opératoire, avec fonction d’agrandissement haute performance. Pour opérer, il manipule les manettes de la console pour diriger les instruments. Le système da Vinci Si HD® répond aux ordres du Dr François Muet en temps réel. Il filtre et convertit les mouvements des mains en mouvement d’une grande précision. Tout micro tremblement est donc supprimé.

Le chariot côté patient

Le chariot côté patient est équipé d’instruments articulés (jusqu’à trois) et d’une caméra 3D. Il est piloté par le Dr François MUET depuis sa console ergonomique. L’assistante du chirurgien introduit et met en place dans le corps du patient les instruments articulés au travers de petites incisions (8 à 12mm).

La chirurgie robotique : une technologie sûre et éprouvée

Utilisée avec succès lors de plusieurs dizaines de milliers d’interventions chirurgicales dans le monde entier, la chirurgie robotique est le gage de nombreux avantages en termes de sécurité puisqu’elle permet de réaliser des interventions moins invasives avec autant d’efficacité que des interventions chirurgicales conventionnelles.

Un système sécurisé et totalement contrôlé par le chirurgien

Pour la sécurité du patient, le robot chirurgical ne peut ni être programmé, ni prendre des décisions de manière autonome. Seul le chirurgien effectue directement chaque manœuvre chirurgicale derrière la console ergonomique. De plus, au cours d’une intervention chirurgicale, le système da Vinci effectue des millions de contrôles de sécurité. À l’épreuve des pannes, il est doté d’une sécurité qui permet au chirurgien de garder le contrôle de la procédure, entre autres en cas de coupure de courant.

Retrouvez plus d’informations sur la chirurgie robotique da Vinci Si HD®


L’endoscopie endo-utérine

Il s’agit d’une intervention chirurgicale concernant les pathologies relatives à la cavité utérine. L’accès à la cavité se fait par voie vaginale. On utilise un endoscope, système optique relié à une caméra, qui permet une visualisation sur écran de cette cavité.
Cette chirurgie se fait généralement en ambulatoire, entrée et sortie le jour même (vous devez être accompagnée et ne pas rester seule la nuit). Compte tenu de l’anesthésie générale qui sera en principe nécessaire, vous devrez respecter six heures de jeûne.

Hystéroscopie diagnostique

L'Hystéroscopie dite diagnostique consiste à introduire dans l’utérus un tout petit endoscope très fin qui permet de regarder l’intérieur du col puis de la cavité utérine. Les suites de l’hystéroscopie sont en général indolores, parfois un très léger saignement peut survenir pendant quelques jours.

Dans quels cas est-elle nécessaire ? :

  • Dans le cadre d’un bilan pour infertilité inexpliquée ou fausses couches à répétition. Elle permettra de préciser la qualité de la muqueuse utérine, en association avec une biopsie de l’endomètre . Elle peut permettre la mise en évidence d’autres anomalies (petits polypes, synéchies ou petits fibromes sous-muqueux) non détectées sur d’autres examens (échographie, hystérosonographie, hystérosalpingographie)
  • Dans le cadre d’un bilan pour symptômes cliniques ou échographiques (saignements post-ménopausiques, épaississement endométrial, polype) un curetage pour analyse histologique lui sera associé afin de diagnostiquer une éventuelle maladie cancéreuse.

La chirurgie endoscopique

Introduction

La résection endoscopique est préconisée dans deux situations différentes :

  • d’une part lorsqu’il existe une pathologie endométriale fonctionnelle responsable de saignements (ménorragies, ménométrorragies) correspondant à des anomalies de règles. Dans ce cas on réalise une endométrectomie.
  • d’autre part lorsqu’il existe une pathologie endo-cavitaire (fibrome sous-muqueux, polype, synéchie, rétention trophoblastique) pouvant se traduire par une anomalie ou une absence de règles ou, également, par un défaut d’implantation embryonnaire pour les femmes souhaitant un enfant. Dans ce cas on réalise une résection spécifique

Cette intervention est réalisée en chirurgie ambulatoire

L’endometrectomie

Dans le but de diminuer l’importance de la chirurgie pour traiter le problème de règles anormales, une technique simple a été élaborée : il s’agit de l’ablation de l’endomètre.

Qu’est-ce que l’ablation de l’endomètre ?

Cette chirurgie consiste à enlever la couche interne de l’utérus, appelée endomètre, qui est la source des menstruations et des saignements prolongés ou très importants.

Vous serez une bonne candidate :

  • Si vous avez des règles anormalement abondantes ou très prolongées et que le traitement médical a été inefficace ou mal toléré.
  • Si votre bilan gynécologique n’a pas retrouvé d’infection ou de cancer.
  • Si vous n’avez plus aucun désir de grossesse.

Le déroulement de l’intervention

L’ablation de l’endomètre consiste à introduire par les voies naturelles, un petit appareil muni d’une caméra qui permettra de brûler ou d’enlever la couche interne de l’utérus. La cicatrisation se fera secondairement, de façon progressive, en obtenant une zone fibreuse En général, vous serez endormie, l’intervention nécessite, dans la plupart des cas, une anesthésie générale. Cette intervention dure de ¼ d’heure à 1 heure en fonction de la technique utilisée.

Les conséquences de la chirurgie

Généralement, après l’ablation de l’endomètre, il y aura des saignements, plus ou moins irréguliers et qui pourront durer jusqu’à un mois. Vos règles seront ensuite soit normales, soit diminuées soit absentes. Il faut attendre au moins 3 mois pour évaluer l’efficacité de l’intervention. Il est important de préciser que l’absence de menstruations ne s’accompagne pas de symptômes de ménopause tels que les bouffées de chaleur.

Pourriez-vous devenir enceinte ?

Probablement pas.
Mais cette possibilité n’est pas totalement exclue et il est actuellement recommandé de poursuivre une méthode contraceptive après l’intervention. Cette contraception peut être définitive si la patiente le souhaite en ayant recours à une obstruction tubaire, celle-ci pouvant s’effectuer en même temps que l’ablation de l’endomètre. Parlez-en au Dr MUET si vous vous sentez concernée

La resection endoscopique d’une pathologie endo-cavitaire

Pour certaines pathologies (fibrome sous-muqueux, polype, synéchie, rétention trophoblastique) la technique de résection peut être nécessaire.

Qu’est-ce qu’une résection ?

Cette chirurgie consiste à utiliser un résecteur, appareil permettant de sectionner, couper ou fractionner, de façon sélective, l’élément pathologique localisé dans la cavité utérine.

Vous serez une bonne candidate

  • si une des quatre pathologies a été diagnostiquée
  • si il existe un retentissement sur votre santé ou votre fertilité

Le déroulement de l’intervention

La résection d’un fibrome, d’un polype ou d’une rétention trophoblastique consiste à introduire par les voies naturelles, un petit appareil muni d’une caméra qui permettra de repérer la lésion afin de la retirer sélectivement. Il y aura une plaie au niveau de la zone de résection, dont la cicatrisation peut se compliquer d’une synéchie. Afin de l’éviter et de favoriser la cicatrisation de la muqueuse utérine, le Dr MUET mettra en place un gel ou une interposition mécanique de façon systématique si une grossesse est souhaitée. En ce qui concerne les synéchies (accolements de la paroi utérine) celles-ci peuvent être consécutives à une intervention chirurgicale ou à une infection. Pour les traiter on utilise la même procédure que celle décrite ci-dessus afin de sectionner ces adhérences intra-cavitaires et de retrouver une cavité de taille normale. La prévention des récidives par mise en place d’un gel ou d’une interposition mécanique est systématique. L’intervention nécessite une anesthésie générale, la durée est environ d’une heure.

Les conséquences de la chirurgie

Généralement, après une résection, il y aura des saignements, plus ou moins irréguliers et qui pourront durer jusqu’à un mois. Sauf traitement spécifique modifiant les cycles, vous devez retrouver vos règles dans les un à deux mois qui suivent l’intervention. Un contrôle de la cavité utérine par imagerie (échosonographie ou hystérosalpingographie) sera réalisé après le retour des règles pour s’assurer de sa normalisation. On considère qu’il faut attendre au moins 3 mois pour envisager une grossesse. Il est important de préciser que l’absence de menstruations, en dehors d’un traitement spécifique et en dehors d’anomalies de l’ovulation, n’est pas normal et doit faire rechercher une complication éventuelle (synéchie) après s’être assuré qu’il ne s’agit pas d’une grossesse débutante.

Informations complémentaires propres à la chirurgie endoscopique

Les complications possibles

Bien que peu probable, une ou des complications sont susceptibles de survenir. Il est important que vous en soyez informée

Si au cours de l’opération, une hémorragie incontrôlable ou une blessure aux organes avoisinants survenaient, il n’est pas exclu que le Dr MUET soit amené à pratiquer une chirurgie plus élaborée telle qu’une laparotomie, voire une hystérectomie. Ceci aurait pour conséquence de prolonger l’hospitalisation et la convalescence. Si une infection survenait dans les jours suivants la chirurgie, un traitement antibiotique sera débuté.

La convalescence

  • Durée de deux à trois jours

Les recommandations

  • Soulagement de la douleur : Généralement vous ne ressentez pas de douleurs. Cependant il est possible que vous ayez quelques douleurs abdominales (de type douleurs de règles) pendant les quelques heures suivant l’intervention. Le cas échéant, un antalgique (paracétamol) ou un antispasmodique (Spasfon) seront efficaces. Vous pourrez aussi ressentir une fatigue pendant 24 à 48 heures en lien avec l’anesthésie ou la position en salle d’opération.
  • Assurez-vous d’avoir à la maison : Un thermomètre et du paracétamol pour soulager les éventuelles douleurs.
  • Alimentation : Nous vous recommandons une alimentation plus légère pour les quelques repas qui vont suivre votre retour à la maison
  • Pertes vaginales : Il est possible que vous ayez des pertes claires, rougeâtres ou brunâtres pendant 4 à 15 jours et parfois même jusqu’à 4 semaines après la chirurgie. Ce n’est pas inquiétant. Éviter l’utilisation de tampons hygiéniques pour 1 semaine.
  • Repos: Vous pouvez vous sentir un peu étourdie ou fatiguée durant quelques jours. C’est normal et c’est souvent causé par l’anesthésie. Reposez-vous durant les 2 jours qui suivent l’opération
  • Reprise des activités : Si votre état le permet, vous pourrez reprendre vos activités habituelles 2 jours après l’opération.
  • Soins d’hygiène : Vous pouvez prendre une douche dès que vous vous sentez en confiance pour le faire. Il est préférable d’attendre 1 à 2 jours avant de prendre un bain.
  • Relations sexuelles : Vous pouvez reprendre vos relations sexuelles 1 semaine après l’opération, à moins d’avis contraire du Dr MUET

ALERTE ! Ce que vous devez surveiller à votre retour à la maison

  • La présence de douleurs ou des crampes abdominales intenses non soulagées par la prise d’analgésiques.
  • Un état général perturbé avec une température supérieure à 38°C et plus, à 2 reprises consécutives avec un intervalle de 4 heures entre chaque prise.
  • Une rougeur au niveau des mollets et une douleur qui augmente lors de la marche.
  • La présence de saignements abondants.
    Ex. : vous imbibez une serviette hygiénique ou plus par heure sur une durée de 4 à 6 heures consécutives.
  • La présence de pertes vaginales malodorantes et de couleur suspecte.

Si vous observez de tels signes, vous devez alors contacter rapidement le Dr MUET ou, si vous ne parvenez pas le joindre, le gynécologue de garde de la Clinique Belledonne
Dr François MUET : 04 76 42 98 06
Clinique Belledonne : 04 38 38 02 02

La chirurgie par voie vaginale

La chirurgie par le vagin (appelée aussi par voie naturelle ou par voie basse) permet de réaliser un grand nombre d’interventions : conisation, hystéroscopie

Elle est, comme la cœlioscopie, une voie d’abord mini-invasive avec l’absence de cicatrice visible, une récupération précoce et une hospitalisation courte.

Elle permet le plus souvent d’obtenir des suites opératoires peu douloureuses. Certains actes sont même réalisés en chirurgie ambulatoire (entrée et sortie le même jour) : conisation, hystéroscopie, stérilisation par pose de dispositifs Essure.

Pour les interventions plus importantes (ablation de l’utérus, opération pour descente d’organes), la voie vaginale offre une récupération rapide : les patientes se lèvent le lendemain de l’intervention et sortent rapidement de la clinique. Un traitement antalgique simple est en général suffisant.


La conisation

Définition

La conisation est une intervention qui consiste à enlever chirurgicalement, une partie du col de l'utérus

Indications

La conisation est réalisée en cas d'anomalies prouvées ou suspectées du col de l'utérus appelées dysplasies cervicales. La dysplasie cervicale est une transformation des cellules du col de l'utérus induite par un virus appelé Human Papilloma Virus (HPV), et qui présente un facteur de risque de transformation vers un cancer du col de l'utérus au bout de plusieurs années. La dysplasie est souvent suspectée par le frottis cervical. Elle est localisée grâce à la colposcopie (examen au microscope du col avec application de colorants spéciaux) et le diagnostic est confirmé par la biopsie du col.

La conisation a deux buts principaux :

  • Diagnostique : elle confirme le type exact de lésion du col et précise son étendue
  • Thérapeutique : si l'ablation est complète lors de l'étude anatomopathologique de la pièce enlevée, la conisation fait le traitement de la lésion pour empêcher son évolution vers le cancer.

Mais la surveillance régulière sera OBLIGATOIRE pour repérer une récidive.

Modalités

La conisation est une intervention qui s'effectue par les voies naturelles, en accédant au col par le vagin.
Elle est réalisée à l'aide d'un bistouri à lame froide ou d'une anse spéciale (anse diathermique).
L'intervention est réalisée sous anesthésie générale, elle peut être parfois réalisée sous anesthésie locale. Il n’est pas nécessaire d’effectuer une épilation de la zone chirurgicale, dans la quasi totalité des cas.
Votre hospitalisation nécessite que vous apportiez une protection périodique pour la sortie (pas de tampon).

Déroulement

La durée de l’intervention est d’environ 20 à 30 minutes.

Après l’intervention : Le cathéter de la perfusion est laissé en place s’il y avait besoin de passer des médicaments directement dans la veine. Juste après l’intervention, vous séjournerez en salle de réveil durant deux heures environ, puis un brancardier vous ramènera dans votre chambre. Une mèche vaginale (comme un tampon) est mise en place pour quelques heures. Des antalgiques (calmants) sont prescrits si besoin, mais la conisation est une intervention souvent indolore.

La reprise de l’alimentation se fait rapidement avant votre sortie, c’est une collation pour ne pas repartir à jeun.

Durée d’hospitalisation : souvent une demi-journée

Post-opératoire

Suites normales :
Il existe souvent des petits saignements. Ils sont variables et peuvent durer jusqu'à 15 jours en moyenne. Des pertes vaginales (leucorrhées) variables, existent souvent le premier mois. Elles sont dues à la cicatrisation du col, car le vagin est un milieu humide. Elles peuvent prendre des aspects variables aussi.

Consignes :
A votre retour, il est conseillé de vous reposer, de manger normalement mais plutôt léger, et surtout de ne pas prendre d’alcool ni de médicaments non prescrits ou ignorés par votre chirurgien ou anesthésiste (à cause de l’anesthésie que vous avez eue). Vous ne devez pas rester seule. Les rapports sexuels, les bains et la piscine, l'utilisation de tampons vaginaux sont interdits durant un mois. La douche est bien sûr autorisée.

Arrêt de travail :
Il est en général d’une semaine. Il vous est remis lors de la préparation du dossier et sera signé à la sortie par le Dr MUET.

Visite post-opératoire :
Elle est effectuée avec le Dr Muet 1 mois après l’intervention. Elle a pour but de vérifier la cicatrisation du col, de vous commenter les résultats de l'analyse effectuée sur la partie du col enlevée et d’organiser la surveillance future en fonction du résultat.

Signes d'alertes

La conisation est une intervention bien souvent simple, dont les suites sont peu gênantes.
Le risque le plus important, pouvant toucher environ 3% des patientes, est l'hémorragie secondaire .
Celle-ci survient dans les 10 jours de l'intervention et correspond à la chute d'escarre. La cicatrisation forme une "coque" de tissu sur le site opératoire, celle-ci se détruit au fur et à mesure. Mais dans de rares cas, lors de cette destruction, un vaisseau peut se mettre à saigner plus que de normal.
Dans ces conditions il faudra contacter le Dr MUET ou le gynécologue de garde à la clinique Belledonne.

Avantages, inconvénients et risques

Avantages
Permet le diagnostic et le traitement, simplement, de lésions pouvant évoluer vers un cancer plus grave.

Inconvénients
Il n'existe aucune conséquence sur votre vie quotidienne et personnelle. Les inconvénients sont minimes, en dehors des risques mentionnés. Il n'existe, entre autre, aucune modification de la qualité de votre vie sexuelle. Dans certains rares cas, une conisation peut gêner certains gestes futurs comme une biospie de l'intérieur de l'utérus (biospsie de l'endomètre) ou comme la pose d'un stérilet.

Risques
L'hémorragie : Elle survient dans les 10 jours post-opératoires. Elle est peu fréquente. Elle peut nécessiter la mise en place d'un tamponnement par une mêche vaginale (tampon), voire une reprise au bloc opératoire pour coaguler ou suturer la zone qui saigne. Comme toute hémorragie, mais de façon exceptionnelle, une transfusion, pour compenser les saignements, peut être nécessaire.

La sténose du col : c'est le rétrécissement du canal du col restant qui s'effectue à distance de l'intervention. Elle peut nécessiter exceptionnellement une nouvelle intervention pour "dilater" le canal. Elle peut gêner ou empêcher les règles de s'écouler ou rendre la surveillance du col difficile et donc nuire à la qualité des frottis de surveillance. Elle peut aussi, plus rarement encore, entraîner des difficultés pour obtenir une grossesse ou gêner l'ouverture du col au moment de l'accouchement.

Le risque de fausse-couche et d'accouchement prématuré : : Il existe un risque légèrement augmenté de fausse couche spontanée et d'accouchement prématuré après une conisation. Cette éventualité pourra conduire à maintenir un repos plus précoce et plus rigoureux lors d'une grossesse future. Cette situation peut aussi amener votre chirurgien et votre obstétricien, à discuter un cerclage du col (fermeture complémentaire par un moyen mécanique) pendant une grossesse.

L'exérèse incomplète : L'analyse secondaire de la pièce opératoire peut mettre en évidence des lésions étendues et qui ne sont pas enlevées totalement, justifiant ainsi une autre intervention.

La surveillance : Elle est indispensable pour dépister une éventuelle récidive, car ces transformations du col sont induites par un virus HPV. Celui-ci n'est pas traitable et peut recommencer à perturber les cellules du col qui restent après la conisation. La surveillance est clinique, et cytologique par le frottis cervical. Le premier contrôle du frottis est effectué entre 4 à 6 mois, puis tous les 6 mois pendant deux ans au total, puis de façon annuelle, pendant 3 ans . A l'issue, une reprise de la surveillance "classique" est instaurée (tous les deux à trois ans pour le frottis, et une consultation gynécologique annuelle).

L’hystérectomie par voie vaginale

Définition
L’hystérectomie consiste à enlever chirurgicalement l’utérus. Cet organe est constitué de trois couches : une paroi extérieure (membrane séreuse), une couche de muscle (myomètre), et un revêtement intérieur (muqueuse). Cette muqueuse, qui porte aussi le nom d’endomètre, se renouvelle chaque mois au moment des règles. L’utérus communique avec le vagin au niveau de sa partie basse : le col de l’utérus.
L'intervention est pratiquée au travers du vagin , on désigne souvent cette intervention comme une "hystérectomie par voie basse".
Le col de l’utérus est toujours retiré (par nécessité) au cours de l’hystérectomie par voie vaginale. Il n’est pas nécessaire d’enlever les ovaires au cours de cette intervention cependant, après la ménopause et si ceux-ci sont accessibles, le Dr Muet vous proposera de les retirer afin d’éviter tout risque ultérieur de cancer. Bien entendu tout cela est décidé avec votre accord et après avoir reçu toutes les explications nécessaires par le Dr François Muet

Indications

  • Si l’utérus est porteur de fibromes qui gênent la patiente par les douleurs, les saignements, la compression des organes de voisinage et/ou la pesanteur qu’ils entraînent. Souvent, c’est après l’échec d’autres traitements que l’on propose cette solution radicale, chez des patientes qui ne souhaitent plus d’enfants.
  • Si l’utérus est porteur d’une affection appelée adénomyose (ou endométriose interne) correspondant à la présence de tissu endométrial dans le muscle utérin et qui peut être responsable de douleurs et de saignements. La solution chirurgicale est proposée si le traitement médical n’a pas été suffisamment efficace ou mal toléré.
  • Dans d’autres cas, l’intervention est pratiquée dans le cadre du traitement d’une descente d’organes (cf. chapitre prolapsus).
  • Enfin, l’hystérectomie est aussi proposée dans le traitement des cancers du col de l’utérus, des cancers de l’endomètre et des cancers de l’ovaire

Pourquoi une intervention par voie vaginale

Lorsque c’est possible, la réalisation de l’hystérectomie par voie vaginale est souvent préférée car la récupération est très rapide et qu’il n’y a pas de cicatrice sur la peau. La voie vaginale n’est cependant pas toujours possible, notamment lorsque l’utérus est trop volumineux.

Les principes de l’intervention
Au cours de l’intervention le Dr MUET enlèvera l’utérus en passant par le vagin (hysterectomie par voie basse). Afin de retirer l’utérus, le Dr Muet va le séparer des organes contre lesquels celui-ci se trouve, (la vessie, les uretères, le rectum). Il libère progressivement l’utérus de toutes ses attaches (vaisseaux sanguins, ligaments...), avant de l’extraire en le faisant passer par le vagin.

Les modalités de l'intervention
Elle se déroule habituellement sous anesthésie générale , mais dans certains cas peut se faire également sous rachi-anesthésie
La durée de l’intervention est d’environ 1H à 1H30.
La durée d’hospitalisation est de 2 à 3 jours.
La durée de la convalescence sera d’environ 3 semaines à 1 mois, justifiant d’un arrêt de travail, si nécessaire, d’une durée équivalente.
Un traitement postopératoire sera mis en place dès votre sortie afin de favoriser la cicatrisation et de prévenir les infections.
La visite postopératoire : le Dr François MUET vous reverra en consultation environ 1 mois et demi après votre sortie. Il commentera avec vous le résultat anatomopathologique et vous remettra le compte-rendu opératoire. Pour toutes les formalités administratives ou pratiques cliquez ici.

Les suites opératoires
Douleurs : pendant 24 à 48 heures suivant l'intervention, la patiente peut ressentir des douleurs au niveau pelvien ou abdominal. Celles-ci sont soulagées par la prise d'antalgiques, qui peut être prolongée jusqu’à 1 semaine après l’intervention.
Une sonde urinaire est systématiquement posée pendant l’intervention pour vider la vessie et diminuer le risque de blessure. Elle peut être retirée en fin d’intervention ou le lendemain par les infirmières du service.
La reprise du transit se fait rapidement (le plus souvent le lendemain de l’intervention sous forme de gaz), le retour des selles se faisant 3 à 4 jours après l’intervention.
Risques de phlébite : comme pour la plupart des interventions chirurgicales, l'hystérectomie s’accompagne d’un risque accru de formation de caillots sanguins. Le port de bas de contention et la prise d’anticoagulants injectables sont systématiques pendant au moins 15 jours.
Vous devez néanmoins rester particulièrement vigilante au cours de ces deux premières semaines suivant l'intervention. Contactez rapidement le Dr Muet ou votre médecin traitant en cas de douleurs au mollet, de douleurs thoraciques ou d’essoufflement anormal.

Les risques
Comme pour toute intervention chirurgicale, il existe des risques peropératoires pouvant compliquer l’intervention et alourdir les suites. Bien que rare (environ 1% des cas) il peut survenir une plaie d’organes (vessie, uretère, intestins) ou une plaie vasculaire. Ceci peut entraîner soit une correction immédiate, soit une reprise chirurgicale secondaire. D’autres complications peuvent se manifester dans les jours qui suivent (hématome, infection, fistule) et justifier de soins spécifiques

SIGNES D'ALERTES
A distance de l’intervention, des complications peuvent se manifester (hématome, abcès, fistule, occlusion). Certains symptômes doivent vous alerter.
Si vous constatez des saignements importants, des douleurs anormales, de la fièvre, un arrêt des gaz intestinaux, une incontinence urinaire paraissant permanente, des gaz émis par le vagin, prenez contact avec le Dr François MUET ou, s’il n’est pas joignable, avec votre médecin traitant.

Les conséquences
Les risques et les séquelles de l'hystérectomie sont généralement faibles et bien supportés par les patientes. Bien sûr vous n’aurez plus de règles mais vous n’aurez pas les symptômes de la ménopause si les ovaires sont conservées.
Il n'y a pas d'effet de l'hystérectomie sur la libido et la qualité de la vie sexuelle. Elle est même parfois améliorée du fait de la disparition des symptômes ayant justifié l’intervention.